03/05/2008

Troubles de l'ABANDON

En savoir plus sur l'abandonnisme

source :http://www.aidepsy.be

1. Description

2. Symptômes

3. Etiologie

1. Description

L'abandonnique redoute par-dessus tout le fait qu'on ne s'occupe plus de lui.

Il voit dans ce manque de sollicitude une privation d'amour qu'il ressent comme une frustration. Il réclame des certitudes absolues et des réassurances persistantes, seules certaines personnes élues comme objets sont capables de lui apporter la certitude qui alimente sa sécurité.

 Il est habité par la hantise d'être abandonné et, projetant sa peur sur l'objet, il lui attribue des arrière-pensées, des doutes, des sentiments d'antipathie, des intentions méchantes ou des mobiles agressifs et hostiles.

Cette crainte constante d'être "lâché" met l'objet dans une situation si difficile et si lassante qu'elle peut aboutir à la longue à un lâchage réel. Telle est la fatalité qui pèse sur l'abandonnien, il favorise l'abandon. (1)

Pour Guex G. (2), si la "névrose d'abandon", n'est pas un ensemble de phénomènes réactionnels à un abandon vrai, elle n'est pas non plus une névrose au sens freudien du terme.

Elle n'est pas la conséquence d'un conflit, elle relève d'un stade antérieur du développement de l'individu.

Il s'agit d'une névrose pré-oedipienne, avec un vécu extrêmement actif, mais de façon consciente, qui n'a été ni accepté et "digéré", ni refoulé.

Il est ressenti comme actuel, malgré son ancienneté et, dans la plupart des cas, le sujet le ressasse sans cesse.

Il crée la névrose non du fait de ses irruptions inconscientes dans la vie du patient, mais par suite des décalages et anachronismes qu'il provoque.

Le névrosé vit sur deux plans (petite enfance, âge réel) les confondant et se comportant en conséquence.

Ce sont des gens demeurés à un stade primitif, où toute force instinctuelle et affective semble drainée dans un seul sens, s'assurer l'amour et par là, maintenir la sécurité.

Il y a primauté de l'image maternelle et paternelle maternisée pour les deux sexes.

L'évolution affective liée au développement normal de l'instinct sexuel, telle que Freud l'a décrite, ne peut se produire : pas d'Oedipe, ou tendance oedipienne sporadique et de faible intensité, toujours prête à "s'infantiliser".

 Partant de là, pas de Surmoi.

C'est le Moi, et non le Surmoi, qui s'oppose à l'Oedipe, un Moi très primitif pour qui la relation oedipienne est inconcevable car elle constitue une menace quant à la sécurité.

 L'abandonnique aspire au sentiment de fusion avec un autre être (la mère) et non au sentiment de relation qu'il ne conçoit même pas.

Sources :

1. Odier C. : « L'angoisse et la pensée magique. Essai d'analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d'abandon »

2. Guex G. : « La névrose d'abandon »

2. Symptômes.

Les abandonniques ont toujours deux caractères en commun : l'angoisse et l'agressivité qui se rattachent à un état psychologique initial, caractérisé par l'absence d'un juste sentiment du Moi et de sa valeur propre.

C'est sur l'angoisse qu'éveille tout abandon, sur l'agressivité qu'il fait naître et sur la non-valorisation de soi-même qui en découle, que s'édifie toute le symptomatologie de cette névrose. (1)

a) les peurs et l'angoisse

Non-valorisé, l'enfant se trouve dans un état de faiblesse et d'impuissance qui donne naissance aux terreurs.

L'adulte qu'il devient ne peut s'en délivrer, il reste ce qu'il était : un être prématuré devant la vie, incapable de s'y adapter par lui-même, la réalité demeurant pour lui hostile et inaccessible.

Pour Odier C. (2), les peurs et angoisses de l'abandonnique, soit à l'état de veille, soit à l'état de sommeil (cauchemar), ont toutes les caractéristiques des terreurs primaires de l'enfant en face des êtres et objets doués par lui d'une toute-puissance maléfique.

On peut retrouver des peurs cosmiques (tremblement de terre, ...), physiques (feu, vide, armes, animaux, maladies, mort, ...), psychiques dont l'objet central est la peur de manquer d'amour ou peur de le perdre.

Parmi celles-ci il y a :

- la peur de se montrer tel que l'on est : l'abandonnique doute qu'on puisse l'aimer tel qu'il est, car il a fait la cruelle expérience de l'abandon, alors qu'il se proposait à la tendresse des autres, tout petit, donc sans artifice

- la peur du risque affectif : l'angoisse de l'abandon et de la solitude entraînent une peur intense de tout ce qui peut comporter un risque dans ce sens

- la peur de la responsabilité : pour éviter ce risque, l'abandonnique ne s'engage affectivement vis-à-vis de rien ni de personne à moins de garanties sérieuses. D'une manière générale, il redoute la responsabilité et a tendance à la rejeter sur autrui

Hanté par la peur de perdre l'amour, l'abandonnique cherche à se préserver de ce malheur et de l'angoisse qui l'accompagne par des mesures de protection, tantôt négatives (refus de s'engager, s'infliger l'abandon pour éviter le sentiment d'être le jouet d'autrui : lâcher pour ne pas être lâché), tantôt positives (dévouement, asservissement à autrui, soin porté à préserver le lien, ...).

 C'est l'angoisse primaire par excellence, liée à l'incapacité de l'enfant de satisfaire ses propres besoins et de se défendre contre les menaces du monde extérieur.

Elle est immédiate et parfois très confuse, constituée par un débordement d'émotion que le Moi est incapable d'endiguer.

Dès la deuxième année, elle participe au stade magique et à la prélogique enfantine, elle garde ces caractères, quel que soit l'âge du sujet.

Sous le coup d'une menace de frustration, l'abandonnique régresse immédiatement au stade d'impuissance primaire, et son Moi, envahi par l'émotion et la peur, ressent le malheur comme inévitable et déjà consommé. (1)

b) l'agressivité

Elle est réactionnelle, consécutive aux privations d'amour de l'enfance et susceptible de diminuer, puis de disparaître au cours du traitement.

Elle se manifeste par la vengance, faire subir à l'autre ce dont l'abandonique a souffert lui-même et menacer, frustrer, abandonner. Il fait payer à autrui ses souffrances passées de mille façons :

- par les exigences sans limite de son besoin d'amour

Exigences liées à la pensée magique, la plus grande preuve d'amour qu'il réclame de l'objet est non seulement d'être compris, mais d'être deviné.

Il s'agit de mettre à l'épreuve pour faire la preuve soit en disant le faux pour mettre à l'épreuve le don divinatoire de l'objet, et par là même s'assurer de son intérêt et de sa compréhension, soit de savoir si l'objet aimera malgré tout le sujet tel qu'il est et si désagréable qu'il puisse se montrer, la mesure de son endurance donnant la mesure de son amour.

Exigences liées à la méconnaissance de l'intention, les paroles sont trompeuses, la compréhension intérieure et les sentiments sont sujets à caution.

Il lui faut des faits, et ces faits seront envisagés par lui à l'état brut, dépouillés de leur contexte, des circonstances connexes, des intentions de l'objet : "il aurait pu arriver à l'heure s'il l'avait réellement voulu, s'il le désirait vraiment, il pourrait vaincre tous les obstacles".

Le manque de sécurité affective joint à un égocentrisme très primitif abolit le sens du possible, du réel et le fait recourir à la croyance magique en la toute puissance de l'objet.

Exigences liées au besoin d'absolu : l'abandonnique aspire à tout partager avec l'être qu'il aime, à tout savoir, à tout faire avec lui.

 L'attachement abandonnique est exclusif, il n'admet ni l'absence, ni le partage, c'est tout ou rien. (1)

- par une attitude passive

Demeuré fixé au stade réceptif et captatif de l'enfance, il attend tout d'autrui. Dans les cas aigus, il demeure passif dans tous les domaines de la vie.

Cette lacune est exploitée par l'abandonnique dans le sens de sa névrose, pour prolonger la jouissance d'un état infantile d'irresponsabilité et pour avoir barre sur autrui en l'asservissant à ses besoins.

On retrouve ici le déplacement d'agressivité tendant à faire supporter par les objets actuels les fautes commises par les parents, et leurs nombreuses conséquences. (1)

- par ses interprétations "fantaisies et comportement masochique

Il s'agit dans ce cas d'un masochisme affectif et non d'un masochisme moral

Odier C. (2) l'a décrit comme primaire, partiellement donné dans la constitution même de l'individu et renforcé par l'abandon, il n'est donc pas le produit d'un refoulement dû au Surmoi.

Ses mécanismes, élaborés par le Moi, sont généralement conscients ou préconscients et semblent vouloir d'une part, renforcer et justifier le sentiment de non-valeur de soi-même, d'autre part, d'alimenter la rancune initiale et l'empêcher de s'éteindre.

La dimension agressive est bien présente : en s'en prenant à soi-même, en niant sa propre valeur, en s'abaissant, en s'avilissant, en se détruisant psychiquement, le sujet sait bien qu'il atteint l'objet, et à travers lui, parfois directement aussi, la mère ou le père coupable du manque d'amour.

On peut observer trois groupes de manifestations masochiques selon Guex G. (1) :

- les manifestations masochiques liées au besoin de mettre à l'épreuve pour faire la preuve : résultat de ses fausses attitudes, ses faux refus, ... qui le privent sans cesse de ce qu'il souhaite, de ce à quoi il aspire. Ils accentuent sa situation d'infériorité, son état de dépendance et aboutissent à l'échec

- les manifestations masochiques explosives : scènes de désespoir, crise de dévalorisation dirigées contre l'objet, accès d'angoisse plus ou moins spectaculaires.

Plutôt qu'à se faire consoler et rassurer, le sujet vise à blesser l'objet, à le désemparer, à lui donner de la culpabilité, car le propre de ces crises est de mettre en évidence l'irresponsabilité du sujet et la complète responsabilité de l'objet

- les manifestations masochiques secrètes : rêveries et fantasmes masochiques de caractère affectif, non sexuel. L'agressivité est présente car dans ses fantasmes, l'objet devient capable de tout, c'est-à-dire du pire : tromperies, infidélité, abandon

c) la non-valorisation

Les circonstances traumatisantes qui ont privé l'enfant de sécurité affective se sont produites dans ses premières années, alors que tout son développement était encore à faire et que, par conséquent, l'acquisition du sentiment de la valeur de soi-même était à venir.

Il ne s'agit donc pas ici d'un sentiment de valeur perdu, mais d'un sentiment de valeur non-acquis.

Cette non-valorisation de l'abandonnique en tant qu'objet d'amour s'exprime en premier lieu par des doutes multiples envers lui-même : "je ne vaux pas qu'on m'aime".

Ces doutes ont tendance à se fixer sur des manifestations extérieures de la personnalité ou sur quelque défaut physique, autour duquel se cristallise toute l'insécurité du sujet. Le mécanisme de défense en jeu est le rejet de la responsabilité par la projection à l'extérieur des causes du trouble.

Il arrive parfois que des abandonniques se rendent compte de certaines lacunes intérieures, c'est à elles que s'accroche et s'alimente leur sentiment d'impuissance : manque d'intelligence, de culture, ...

Ce sont alors ces manques illusoires ou réels qui justifient pour eux leurs échecs affectifs, leurs déceptions en amitié ou en amour.

 Les doutes de l'abandonnique quant à lui-même sont renforcés par un mécanisme qui procède de la même cause, c'est-à-dire de la non-valorisation, consistant à survaloriser autrui dans la mesure même où l'on se sait dévalorisé.

A son tour, la survalorisation des autres engendre la tendance à se comparer sans cesse à eux, à son propre détriment. Cercle fermé, où un mal fait naître un plus grand mal.

La non-valorisation affective amène toujours l'abandonnique à un sentiment extrêmement pénible et obsédant d'exclusion, de n'avoir nulle part sa place.

De cette non-valorisation découle une fausse notion de soi-même, un manque de respect et d'un juste intérêt pour soi-même. (1)

Sources :

1. Guex G. : « La névrose d'abandon »

2. Odier C. : « L'angoisse et la pensée magique. Essai d'analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d'abandon »

3. Etiologie.

Du point de vue psychique, la petite enfance des névrosés adultes, comme celles des enfants directement observés en période d'angoisse d'abandon, présente trois traits caractéristiques :

- une forte affectivité, avec prédominance des besoins affectifs sur les autres besoins

- un besoin possessif intense, plus ou moins camouflé, à l'égard des êtres qu'il aime. Intolérance à la privation, à l'absence, au partage

- une tendance marquée à l'anxiété

Le petit abandonnique témoigne d'une sorte de "gloutonnerie" affective (à rapprocher de la gloutonnerie réelle que manifestent certains enfants en période de carence affective).

Pour qu'il soit heureux et paisible, il faut qu'il se sente entouré de tous ceux qui l'aiment et qu'il chérit en retour, que rien ne menace l'unité familiale en général et singulièrement son unité avec la mère et que celle-ci lui donne preuve sur preuve de son amour.

Inversement, tout ce qui menace cette unité, tout ce qui lui semble porter atteinte à l'exclusivité du lien, déclenche son désespoir ou sa révolte.

Sa sécurité s'effondre avec la même facilité qu'elle se retrouve : il dépend entièrement du climat créé autour de lui, et ce climat lui-même est dû souvent à de très petites choses, des nuances, des riens, qu'un autre enfant ne remarque même pas et qui risquent de passer inaperçus aux yeux de l'adulte inattentif.

Facile à éduquer et à adapter aux exigences de la vie pour tout ce qui ne touche pas à l'affectif, car là ne réside pas son intérêt primordial, il manifeste une intolérance quasi absolue à tout ce qui implique un renoncement sur le plan de l'amour possessif. (1)

A un moment de son existence, l'enfant s'est trouvé en face d'une privation d'amour non objectivement motivée, par exemple dans les innombrables cas de "fausse présence"

Une fausse-présence qui s'oppose à la réalisation d'une concordance correcte et heureuse entre l'action de l'objet et les besoins du sujet, cela se ramène à une présence purement corporelle ou matérielle avec succession d'actes moteurs et de paroles impersonnelles.

L'enfant s'est senti seul, ne comprenant pas et s'angoissant.

 L'analyse prouve que le besoin de s'expliquer son malheur tourmente alors profondément l'enfant. Il faut qu'il comprenne.

Suivant sa nature et ses tendances profondes, il adopte soit le point de vue de l'infériorité "Je ne vaux pas qu'on m'aime", soit le point de vue de la culpabilité "C'est ma faute, on ne peut pas m'aimer parce que je suis méchant".

Il est rare que la névrose d'abandon s'installe suite à un abandon réel. (2)

On retrouve donc la même étiologie que dans l'angoisse d'abandon, cela laisse supposer qu'un enfant souffrant d'angoisse d'abandon risque de devenir un adulte abandonnique s'il n'a pas été aidé dans son enfance.

09:29 Écrit par Tuala dans PARENTS/ ENFANTS | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

Commentaires

besoin d'info Bonjour,

Comment se soigner si en tant qu'adulte âgé de 29 ans, on se reconnait dans cette définition?

Écrit par : lyl | 10/04/2009

Pour Lyl Bonjour et merci d'être venu lire le post sur ce blog.
Vous dites 'vous reconnaître' dans le profil de l'abandonnique' mais je suggèrerais en tout premier lieu de ne pas vous 'étiquetter' vous même comme étant 'ceci' ou 'cela'.
Ensuite, il faut voir si vous en souffrez dans la vie de tous les jours, dans vos relations avec les autres.
Peut-être pas ?
Je suggère aussi en une première étape de laisser émerger sans juger, sans vous critiquer vos ressentis, vos sentiments qui vous gênent et par rapport à qui, quelles personnes ?

Personne n'est parfait, nous essayons chacun, chacune de vivre mieux, plus harmonieusement.
Aimez vous, aimez votre personne, c'est très important, ne rejetez pas ce que vous êtes. Chaque personne recèle des trésors.

Courage et bonne continuation!

Écrit par : Josiane | 10/04/2009

je nen peux plus!!! bonjour
après 5 année de psychothérapie et une énième relation gâché a cause de ma possessivité et mon addiction affective, j'ai compris que j'était abandonnique. Ma question et est ce qu'il est réellement possible d'améliorer et même d'erradiquer mes peurs?
et, est il normal que je comprenne cela aprés 5 année de thérapie? parceque si oui!!! je n'imagine même pas le temps que je vais mettre a aller mieux. merci de vôtre réponse.

Écrit par : vierge | 26/06/2009

Comment se fait-il que cette névrose ne s'installe que rarement en cas d'abandon réel?
Quelqu'un a des idées, des liens, sur la question?

Écrit par : suzie | 06/07/2009

Pour Susy Bonjour ,

Comme beaucoup d''anomalies' d'ordre psychologiques qui peuvent surgir dès l'enfance, elles peuvent s'installer à longue durée si elles ne sont pas 'corrigées'.

Dans l'enfance, un être humain ne peut pas bien faire la part des choses entre réalité, rêves, illusions, espoirs, peurs.

Toutes ces sensations/émotions s'alignent à peu près au même niveau, interfèrent...

Une peur peut dès lors s'associer à une situation et devenir permanente comme la peur d'être abandonné alors que cette peur ne devrait pas être fondée.
Exemple: un très jeune enfant dont les parents s'absentent(travail, soirée...)qui va avoir peur que ses parents ne reviennent plus jamais.

Si cette peur s'ancre, il faudra aider l'enfant à en sortir, à comprendre que cette peur n'est pas fondée.

Écrit par : Josiane | 06/07/2009

Besoin d'information Comment peut-on se soigner en tant qu'adulte ? J'aimerais beaucoup savoir où trouver de l'aide pour m'aider.

Merci

Écrit par : karine | 13/07/2009

Pour Karine Bonjour Karine,

Les pistes intéressantes pour se soigner de ce trouble relèvent toutes de thérapies 'psy' et qui visent à remodeler le comportement dans le bon sens.
La kinésiologie est une voie possible à côté des thérapies très classiques.
Le tout est surtout de bien s'informer pour ne pas tomber dans les mains de personnes non qualifiées et/ou incompétentes.

Amicalement ,

Josiane

Écrit par : Josiane | 13/07/2009

Merci Josiane, pour votre réponse. Peut-être est-ce moi qui l'ai mal comprise, mais je ne suis pas sûre qu'elle réponde à ma question. Je me demande pourquoi en cas d'abandon REEL (par "abandon réel", j'entends un enfant définitivement abandonné, mais peut-être que j'ai mal interprété ce que vous disiez), l'enfant est apparemment moins marqué que dans des cas moins extrêmes (enfant négligé, etc.). J'ai moi-même ce problème (c'est parfois plutôt pathétique), alors que je n'ai pas été réellement abandonnée, et je me demande toujours pourquoi je n'arrive pas à le surmonter alors que des enfants ayant grandi dans un orphelinat par exemple s'en tirent mieux. Je sais que la personnalité entre largement en ligne de compte, mais comme vous sembliez dire dans votre article que les enfants réellement abandonnés développaient moins souvent ce syndrome, je me disais que ça pouvait peut-être être intéressant de savoir pour quelle raison c'était comme ça, que ça pouvait peut-être fournir des pistes...

Amicalement,
Muriel

Écrit par : suzie | 30/07/2009

Merci Merci pour ce post, je savais déjà que l'abandon était un de mes démons mais la lecture de ces lignes m'a vraiment ouvert les yeux. Je sais qu'il ne faut pas "s'étiqueter" mais se dire que peut être j'ai plus de valeur que je l'imagine me donne de l'espoir. Je fais constamment le vide autour de moi et l'idée de développer une relation quelconque avec quelqu'un m'angoisse profondément: "s'ils finissaient par se rendre compte que je ne vaux rien? Vaut mieux rester seule...".
J'ai vécu un abandon réel de mon père à 4 ans et puis encore à 11 ans et ça me hante encore aujourd'hui mais le fait de savoir que ce que je ressens ne correspond pas forcément à ce que les gens pensent me rassure un peu..
En tout cas de nouveau merci pour ce post vraiment intéressant!

Écrit par : shanti | 04/09/2009

Comment aborder les mathématiques avec les enfants abandonniques? J'accueille dans mon école des enfants ayant des troubles du comportement.
Les enfants abandonniques ont la particularité de ne pas savoir passer par l'abstrait, ils ont difficile à symboliser.
L'aspect cardinal du nombre ne représente rien pour lui.
Comment pourrais -je aborder cet aspect cardinal et l'abstraction?
Merci de m'aider si vous avez des pistes.
Leurquin Paul
Directeur d'école spécialisée.

Écrit par : Leurquin Paul | 11/01/2010

Responsable du site aidepsy.be Est-il possible de mettre la référence aidepsy.be sour forme de lien et non pas en simple texte.

merci

Écrit par : christophe | 24/02/2010

besoin d'autres avis Bonjour,
Ma fille de 11 ans est suivi par un psychologue et un psychiatre qui ont dit que ma fille était abandonnique.
Depuis toute jeune ma fille a eu des troubles du comportement (crise, agressivité..)et elle a du être placée en foyer durant plusieurs années.
Elle est revenue vivre avec moi depuis 9 mois.
Il y a environ 2 mois son père lui a dit qu'il ne voulait plus la voir d'une manière "horrible" en la traitant de folle, qu'elle n'existait plus etc...
Depuis ma fille est devenue très agressive envers moi. toutes ces crises où elle me pousse à bout font que je vais mal (déprime, désemparée).
Le psy me dit qu'il faut la serrer très fort contre moi en lui disant que je l'aime mais j'avoue que parfois c'est impossible vu la méchanceté de ses propos, son irrespect et ses gestes violents... je suis désemparée et ne sais plus quoi faire.
Quelqu'un a-t-il vécu ces états d'agressivité ? de quelle manière dois-je réagir.. que puis-je faire pour l'aider ?
Merci par avance pour votre aide

Écrit par : martin | 24/03/2010

bonjour mon fils de 11 ans s'ouffre de ce trouble depuis petit il a peur que je l'abandonne ( suite un petit passe chez une nounou) mais cela fais 2 mois qu'il ne sait plus participer aux cours il va chez une psy mais qui ne me dit rien par rapport à ce qu'il ressent ni a la thérapie qui va avoir . je ne s'avais pas qu'il il avais un nom je l'ai appris sur votre blog cela m'effraie car je pensais que cela serait passager...comment doit on le traiter et comment dois je me comporter face a lui car je suis désespérée un grand merçi mirella

Écrit par : Mirella | 19/04/2010

Le pardon Bonjour, j'ai 47 ans et je vis dans cette blessure depuis tant d'années. Je l'ai découverte il y a un peu plus d'un an en lisant un ouvrage sur les 5 blessures de l'âme. J'ai enfin compris une partie du sens de mes comportements. Ma soeur ainée a été très vite malade et handicapée lourde suite à une maladie; j'avais 4 ans. Ensuite mon frère et ma mère sont ausi devenus malades. J'ai toujours (souvent) entendu que j'avais une sacré chance d'être en bonne santé et que je ne pouvais me plaindre de rien...Tant et si bien, que j'ai toujours été dépendant de part mes fonctionnements. Il fallait être malade pour être aimé..et reconnu. Je suis donc tombé malade depuis quelques années, suite à une dépendance maladive au sport à outrance...Je recherche toujours de l'attention de la part de ma mère et j'en veux toujours à ma soeur (qui a développer du surmoi) et à mon frère d'avoir pris toute la place...
Je sais maintenant que tout cela est en grande partie que mon ressenti d'enfant qui se perpétue et je veux tout entreprendre pour effacer ces croyances de mes pensées. J'ai entrepris de la kinésiologie; je prends des fleurs de bach et j'ai changé ma vie du point de vue matériel.
Il me reste à trouve LE PARDON, j'ai énormément de peine à me relier à ma famille et à ne pas leur en vouloir.

Écrit par : alexandre | 09/06/2010

c est tres realiste,je suis mariee depuis 7ans et mon mari est atteint du syndrome de l'abandon.Je fait tout pour l aider mais jai appris a me detache pour mieux l aimer...Encor merçi.

Écrit par : rigaux | 25/08/2010

Bonjour,

Etant donné que ce texte a été copié de mon site professionnel. Pouvez-vous soit le remplacer par une lien fort vers mon site ou ajouter dans le code de votre page l'url canonique via ce type de lien :

link rel="canonical" href="http://www.aidepsy.be/en_savoir_plus_abandonnisme"

Merci beaucoup

Écrit par : Pascaline Manbour, Psychothérapeute Tournai | 01/11/2010

Je vis actuellement un sentiment d'abandon. L'abandon lui-même n'est pas encore arrivé. Mon compagnon de cœur s'apprête à me quitter. Je suis en psychothérapie depuis quelques années et la lecture de cet article correspond à tout point à ma souffrance. Mais voilà... comment arriver à surmonter ce problème majeur. Même la thérapie n'arrive pas à guérir suffisamment ce problème pour entretenir une relation saine et sécurisée avec quelqu'un. Toutes mes relations ont échouées. Aucun homme n'est arrivé à me comprendre et à m'appuyer malgré leur bonne volonté. Est-ce possible de voir arriver enfin quelqu'un qui saura me tolérer dans ma souffrance ?

Écrit par : France | 12/12/2010

Je vis actuellement un sentiment d'abandon. L'abandon lui-même n'est pas encore arrivé. Mon compagnon de cœur s'apprête à me quitter. Je suis en psychothérapie depuis quelques années et la lecture de cet article correspond à tout point à ma souffrance. Mais voilà... comment arriver à surmonter ce problème majeur. Même la thérapie n'arrive pas à guérir suffisamment ce problème pour entretenir une relation saine et sécurisée avec quelqu'un. Toutes mes relations ont échouées. Aucun homme n'est arrivé à me comprendre et à m'appuyer malgré leur bonne volonté. Est-ce possible de voir arriver enfin quelqu'un qui saura me tolérer dans ma souffrance ?

Écrit par : France | 12/12/2010

Bonjour,

Je connaissais mes troubles, mes peurs, mais je n'y mettais pas un nom. Maintenant oui.
Tout ce que vous décrivez ici me concerne. Et j'en souffre au quotidien. J'ai vu un psy pendant 3 ans, mais je n'ai pas réussi à éradiquer cette peur, ces angoisse, la peur du rejet ou de l'abandon.

Existe-t-il des psy spécialisés dans l'abandonnisme?
Merci de votre réponse.

Écrit par : Amandine | 24/10/2011

Bonjour,

je ne suis pas psy mais je souffre aussi de cette peur de l'abandon que je travail avec beaucoup d'interet.
Avec du recul, je me rends que c'est pathétique car je sais que l'Amour ne nous abandonne jamais.

Je parle de la Vie, la vibration de l'Amour et par tout les moyens, quels qu'ils soient, l'Amour se manifeste.
A comprendre ici, l'Amour Vie ou Vital, l'Amour Universel, l'Amour Inconditionnel et quand on est assez réceptif, on peut puiser cette force d'Amour partout avec n'importe qui et croyez moi il n'y a plus aucune raison de ne pas se sentir en sécurité...

Courage à tous, si nous sommes encore debout c'est que nos peurs ne nous ont pas achevés.
Les peurs sont des illusions, c'est mensonges et subterfuges, tout ce qu'il faut pour nous fermer à l'Amour et nous convaincre qu'elles sont plus puissantes que tout !

Quand à l'Amour conjugal, l'Amour à deux, pourvu que l'autre ne souffre pas de cette peur de l'abandon et que vous ayez assez de recul pour vivre pleinement votre relation, qui plus est, naturellement, basé sur la confiance.

L'Amour vaincra

Trouvez le moyen d'éradiquer vos peurs en faisant germer de belles pensées dans votre esprit, qu'elles puissent grandir en votre Etre et prendre la place qu'ils leur faut !
Eclairez vos parts d'ombres, ca manque de lumiere !


Paix et Lumiere sur les Peuples de la Terre !

Amen

Arménie

Écrit par : Arménie | 13/11/2011

Je vous remercie pour tous vos témoignages très touchant et motivant.

j'ai 28 ans et je souffre de l'angoisse, surtout celle de l'abandon.
Dès que je suis séparée de gens que j'aime, j'ai peur de ne plus les revoir, ou peur qu'il se passe quelque chose de radical comme la mort (la leur ou la mienne surtout). Peur qu'un évènement important comme un voyage, un spectacle ou autres très attendus n'est plus lieux en raison d'un problème de santé soudain...
Les angoisses deviennent de plus en plus fortes allant jusqu'à de la tachycardie.

Un problème de santé à ma naissance m'a amenée à rester à l'hôpital durant presque 1 an. J'ai donc sans doute eu besoin de ma mère à certains moments, et ayant frôlé la mort j'en reste très traumatisée mais consciente du problème.

J'ai encore beaucoup de mal à prendre du recul, mais le handicap que ces angoisses m'apportent me conduit à me prendre en charge et à guérir (gaie-rire de soi).
Je suis convaincue que l'on peut renverser la vapeur, même si en état de crise j'ai le sentiment que tout va s’effondrer, en particulier mon cœur.

Merci de m'en avoir appris un peu plus ...
Je vous souhaite beaucoup de douceur.

Bises coeurdiales.

Écrit par : Colibri 75 | 22/02/2014

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