05/04/2010

Un nouveau rivage

Etre bien, être main, être faim,

apprendre sans devoir comprendre,

se taire, laisser la douceur du silence

nous envelopper, nous inonder,

les mots sont des promeneurs

parfois bruyants, dérangeants

maintenant, maintenant, cet instant,

ce moment qui brûle mon sang

et cependant je ne sais pas ce qui m'attend,

échappée de la conscience tranchante du temps,

marcher, avancer, le destin embusqué, brigand

prêt à aider ou à détrousser les voyageurs

peut-on négocier, peut-on le fléchir?

Non, je n'essaierai plus, je laisse être

ce qui doit être, ce qu'il a décidé...

Ce qui nous est librement donné

ne peut plus nous être ravi

Je suis une enfant, une femme, une âme,

une reine de coeur, une vie de couleurs,

une mère, une fille, un souffle de vent,

perdue, retrouvée, perdue, ramassée

tant et tant de fois par des anges patients,

des esprits aimants, relancée sur la plage,

embrassée par l'Amour , habillée de baisers,

parée d'une onde fine de courage

je marche vers un nouveau rivage

 

09:47 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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