06/04/2010

Au chant des plus belles sirènes

Périlleuse funambule que je suis,

balancée entre le doute et la certitude,

balayée par des vents du nord et du sud,

à l'est mon coeur, à l'ouest ma raison,

tentée par les désirs, freinée par la peur,

le regard rivé à un point d'interrogation,

les mains agripées au cordon d'aujourd'hui,

responsable de mon corps mais pas tout à fait,

maître de mes pensées, ou même pas

et des sentiers sur lesquels je me promène

je ne connais que les premiers cailloux

Juste un élan de vie, qui pousse, qui pousse

toujours vers l'avant inexorablement

Un regard jeté derrière soi est toujours possible

mais revenir à un paysage antérieur jamais

Naviguer sans jamais connaître le véritable port d'arrivée,

usant de boussoles diverses pour se diriger,

n'y en a-t il jamais eu une seule qui pouvait nous confirmer

que la voie empruntée était le meilleur choix à faire ?

une étoile qui pouvait nous indiquer un lieu sans larmes?

Nous sommes tour à tour capitane et passager

Capitaine qui prie les cieux de l'éclairer,

passager qui confie son âme pour un voyage,

vers un paradis ou vers un enfer, il ne le sait

personne ne veut se perdre, couler,se noyer

même lentement au chant des plus belles sirènes

10:42 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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