27/04/2010

Une goutte d'éternité

La liberté n'existe pas...

 

A peine de petites libertés consenties ou volées,

encerclées d'innombrables  contraintes,

combien dès lors l'effort à se libérer est vain

risible, ridicule puisque c'est rêver

de quelque chose qui n'existe point

Tendre vers un impossible nébuleux

les poignets entravés de lourds bracelets

 qui nous blessent la peau de l'âme,

Nous continuons à brailler, à pleurer,

à chercher inlassablement un soulagement

on se demanderait presque la raison

de notre acharnement à vivre, encore vivre

en ces prisons mutliples qui jamais ne nous délivrent

Apprendre à supporter nos barreaux ,nos chaînes

Apprendre à regarder par la fenêtre uniquement

Apprendre à décorer joliment nos murs

Arrêter de gesticuler, de se plaindre, de penser

qu'il existe un ailleurs meilleur, plus beau

il n'y a pas de meilleur, ni de plus beau

sauf peut -être dans une goutte d'éternité quelques instants

sur les lèvres de l'Amour s'il vient en votre cellule vous visiter

 

 

 

 

13:45 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2010

Tendre vert

Un rayon de soleil se détend, s'étire

dans les draps transparents de tes yeux

lumineux, laissant lentement découvrir

sa chaleur, des ruisseaux heureux

clapotant étincelants au coeur de tes iris

pour offrir au ciel un vert tendre doré

qui inonde de tendresse et de poésie

l'onde de mon âme enchantée

de voir ces éclats délicats de fruits

gorgés d'Amour, de douceur inégalée

au goût parfumé d'un premier désir

08:25 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2010

Une Reine n'abdique jamais

Une Reine, une vraie n'abdique jamais...

ni devant l'ampleur d'un champ de bataille

ni devant les douleurs qui arrachent les larmes

ni devant les pires peurs qui nouent les tripes

Même blessée, même humiliée, réduite au silence

Royale dans les veines, Elle reste

avec pour seul bijou son coeur,

les mains jointes en prière de l'Absolu,

les yeux rivés à l'horizon de feu,

la bouche immobile, le corps tendu,

battu par les vents de son destin

La Reine ne rend ni son âme, ni son épée,

ni sa couronne de fleurs de tilleul,

ni son manteau de parfum de lys

Viens donc la saluer et la conquérir

cette femme fragile et pourtant Reine

qui n'abdique jamais sauf...à l'aube d'un Amour

plus puissant que le sien, si le tien est vrai,

si le tien peut regarder le soleil sans baisser le regard,

si tes yeux sont assez forts pour faire jaillir un cri,

si tes mains peuvent pleurer sur ses épaules nues

si tes lèvres peuvent inscrire ton nom sur son ventre

et que demain dort encore l'herbe tendre sous elle

14:55 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/04/2010

Mon Oncle Piet Général Situationniste

Un militaire à l'âme poète et rebelle ...

http://www.article11.info/spip/spip.php?article102

 

 

17:16 Écrit par Tuala dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2010

Mon Oncle Piet

Dernier mâle à figure emblématique de la famille maternelle qui va peut-être bientôt nous quitter...ou bien...miracle ???

Hospitalisé depuis mardi...

J'ai un peu mal mais je ne sais pas vraiment où; j'ai de la peine, une sorte de peine retenue, pudique...

J'ai envie de me rappeler que je lui dois d'avoir pu exposer mes toiles pour la première fois en 1995.

Critique d'art, amateur averti, ami de grands peintres contemporains, Piet a toujours été aussi en marge du conventionnel...Un général d'aviation pas comme les autres !

Il a même publié un livre que je me félicite de posséder : 'Le Général Situationniste'

Mettre les pieds dans le plat est une des ses grandes spécialités.

Il croyait sincèrement en ce que je faisais en peinture abstraite ou semi abstraite...à condition d'avoir disait- il, soit un compagnon qui me soutienne à fond dans ma voie soit pas d'homme du tout dans ma vie ! On ne peut pas dire qu'il mâchait ses mots.

De lui, en pratique de la peinture, j'ai retenu et j'applique : savoir quand s'arrêter, la dernière touche , pas une de plus sous peine de tout détruire.

Autre leçon : observer, aller voir les travaux des autres, étudier les grandes oeuvres, surtout pas de formation académique. Un vernissage au moins par semaine, disait- il ...j'en suis loin et j'en suis triste...mais ma vie n'est pas finie...il me reste cet espoir d'encore pouvoir reprendre le fil...un jour...

La tournure de ma vie privée le décevait pour la seule raison qu'elle ne me faisait pas nourrir valablement ma capacité artistique...croire en soi...je n'ai plus cru en moi, ça fait longtemps,trop longtemps...il faut être fort mentalement pour croire en son art...c'était un choix : l'art comme boussole pour construire ma vie ...

Je n'y ai pas cru assez, pas soutenue, éloignée sans cesse de mes toiles vierges et de mes tubes...par d'autres obstacles. Puis, est venue la fatigue du combat, la mise au frigo, la résignation, la peur d'un égo trop exigeant, la perte de la liberté.

Je n'ai pas eu la force de me battre pour mon 'art'. J'ai abandonné. Je me suis sentie vide, comme si je n'avais plus rien à dire. Je me suis tue, ma peinture aussi. Là, maintenant, réalisant le fragilité soudaine de la vie de mon Oncle Piet, suspendue à un fil...peut-être que je retrouverai le dialogue avec elle...

J'ai mal en moi...

14:59 Écrit par Tuala dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/04/2010

Des clés rouillées

De la pudeur des mots et de l'amour...

Par les années passées, des chemins droits et des sentiers tordus

j'ai grandi dans mon coeur, j'ai trouvé quelques clés rouillées

pour ouvrir des portes que j'avais fermées aux sentiments,

j'ai retrouvé la voix telle la Petite Sirène du conte,

j'ai retrouvé des mots, des phrases , des audaces,

des traces de moi, des élans, des larmes,

des larmes...j'en avais même oublié le goût,

j'ai retrouvé des gestes, des sourires, des rires

de joie, d'amour, de l'amour qui sort en jets du coeur

des bras que je tendais, des lèvres que j'offrais,

j'ai osé dire des 'je t'aime' qui explosaient

les barrières de ma retenue, qui collaient

à des émotions, à ma peau, à mes yeux

parce que le ridicule ne vous tue pas, parce que la dérision

est peu de chose, parce que pourquoi se taire ?

je ne suis plus une enfant, j'ai gagné le droit de dire

avec le droit de l'autre d'en rire ou d'en pleurer

ou de ne rien penser, le but n'est pas de plaire

juste oser montrer derrière des mots, une sensibilité,

se déshabiller l'âme, l'esprit, se désarmer et rester forte

malgré tout, conserver l'humour, qu'importe

ce qui a été dit a été dit, même un 'je t'aime'

21:23 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Pudeur des maux

De la pudeur des mots, des maux...

J'ai appris dès mes premières années de vie

à ne pas 'dire', à ne pas 'parler', à ne pas raconter,

muselée , dominée, coincée, culpabilisée

chuuuuuuuuuut, ne pas dire...parce que seule

je ne pouvais survivre  et cela je le savais bien,

pas de lieu où aller, pas de lieu où pleurer,

j'ai appris à observer le silence, pas toujours,

j'ai appris qu'on se protège par l'absence de mots,

ne pas dévoiler sa faiblesse, sa rage, sa tendresse

ne rien dévoiler pour rester libre, au moins en pensées

le moindre mot égaré, trop vite dit ou crié devenait

une arme contre ma dignité, mon intégrité, ma liberté

chuuuuuuuuuuuuut, ne pas montrer, ne pas leur dire que...

pas d'allié dans le foyer, personne, seule à me barricader

derrière de multiples portes, des regards vides,

une froide et feinte indifférence absolue, taisant les germes

de ma future révolte, bien tenu fut mon secret

j'ai quitté cette demeure de cris, de violence et de silence

de honte, d'humiliation, et d'affection réelle mais névrotique

j'ai lutté, j'ai réussi à sauver ma dignité, ma liberté

au prix du silence, au prix de ne jamais leur dire que

je les aimais quand même, que j'avais peur chaque matin

de trouver l'un d'eux morts, froids, inanimés

je ne leur ai jamais dit que j'aurais pu aimer ma mère

chuuuuuuuuuuut, je n'ai jamais dit...pudeur des maux

20:59 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |