22/07/2010

Mon collier

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Un rêve, un espoir, un rêve, un espoir,

ainsi se succèdent les maillons de mon collier

autour du cou, pendu dans l'esprit du miroir

de l'autre côté de mon sommeil secret

 

Des illusions effacées, des doutes balayés

à grandes eaux, j'ai fini par laver mes pensées

inutiles, ridicules, fragmentées, éclatées

dans les noyaux de mes combats insensés

 

Sonner à une porte ne veut pas dire que l'on veut entrer

Ouvrir une fenêtre, juste pour me montrer l'horizon

Seule je devrai, je le sais, sous les frondaisons

marcher, marcher, respirer, froisser le sol sablé

 

Le rêve, l'espoir ne me visitent que pour imaginer

comment cela peut être de rire la nuit à deux,

de jouer aux bulles de savon, cachés sous un mûrier,

de danser ensemble sous le vent immobile d'un air sucré

 

Mais ce collier est étincelant, un rêve, un espoir,

Un tendre vrai baiser pour dix autres rêvés

Un regard d'Amour pour un jour jusqu'au soir

Au cimetière, plus besoin de mon superbe collier

 

Les amants séparés s'y rejoignent enfin

pour une éternité légendaire, une durée illimitée

La mort rassemble en son  blanchâtre sein

sans distinction de fatalité ou de destin contrarié

 

Le premier arrivé prépare le voyage,

pas de billet retour sur terre,

une main douce invisible qui soulage

dégrafe mon âme et délivre sa prière

 

 

 

 

15:29 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |