09/06/2016

Ecran de rêve

Certains jours, nous rêvons très fort, tellement fort

que les oiseaux sursautent, que les nuages s’écartent,

que le soleil bondit dans son lit douillet du ciel,

tant notre désir s’agite au fond de notre âme,

tant notre chair souffre de la soif d’un vrai toucher

 

Ce manque vrille mes entrailles profondes,

tord mes pensées dans le silence engourdi

des mots laissés dans la lie d’un flacon vide

de cette liqueur dorée, parfumée jamais goûtée,

Elle traîne depuis des années hors de portée

 

Où est-elle cette étreinte cachée à mes sens ?

Où est-elle cette tendre douceur sincère ?

Les poètes, les romans en parlent les chantent bien

Ces gestes d’affection, ces élans d’émotions

et emportent dans la croyance de leur existence

 

Des sourires superficiels, des paroles futiles

Des joies feintes, des ombres et des peurs cachées

Des instants qui finalement n’étaient qu’une comédie

jouée habilement parfois par de drôles d’acteurs

s’amusant dans leur costume des décors et textes

 

Nul visage ne se dépose à l’écran de mes rêves

Seule une sensation imaginée d’un réconfort,

le son d’un dialogue muet de corps à corps

la chaleur d’un enlacement et d’une simple prière

qui serait exaucée et m’offrirait  ce bonheur

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13:32 Écrit par Tuala dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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